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Les entretiens de complexitys : #4 Concetta Sangrigoli et l'urbanisme 2.0, en fin…

parametric design, architecture and art

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En occasion de la publication imminente de son article “Construis ta ville toi-meme!” dans un magazine toute nouvelle et “top-secret” pour le moment, nous avons rencontré Concetta Sangrigoli, architecte-urbaniste 2.0, pour notre entretien sur l’architecture et l’ingenierie.

A) “Quel est, dans ta vision, le rapport entre l’architecture et l’ingénierie?”

Concetta est une de ces architectes qui aiment se situer à mi-chemin entre plusieurs domaines. Elle propose une approche mutli-facette de l’intervention architecturale. Elle voit l’architecte comme un non-spécialiste qui coordonne les métiers plus tectoniques, qui ne peuvent pas se limiter au domaine de la construction – voir le mouvement #thinkark.
C’est pourquoi elle travaille avec des sociologues, des specialistes des medias et, bien sur, avec les citoyens. Pour elle, “l’architecture est la recherche de solutions simples à des problèmes complexes”, une definition qui a toujours été mis en avant dans le discours teorique de l’agence Ecosistema Urbano, que nous avions déjà mentionné ici.

Lors de notre rencontre précédente, en occasion du CartoCamp à la cantine, j’avais beaucoup apprécié l’ironie avec laquelle CS avait parlé de ces architectes qui pensent encore que l’architecture consiste dans le dessin de jolies façades…

B) “Nous sommes dans un moment de grands changements: comment tu imagines la figure de l’architecte dans le futur?

CS reconnait pleinement la portée des changements radicales que nous sommes en train de vivre et son discours révèle l’acceptation sans compromis d’une nécessite de changement du métier d’architecte. Elle explique que historiquement, surtout dans l’urbanisme, le projet des villes a toujours été un dialogue entre les privilégies du pouvoir et que, aujourd’hui, ces processus verticales sont non seulement contestés – réaction – mais aussi doivent se confronter à des propositions alternatives, proposées par les mêmes usagers – actions – .

C) “Aujourd’hui, les technologies numériques multiplient nos possibilités ainsi que les outils de conception: dans ta profession, quel est ton rapport à cette complexité qui semble caractériser le monde contemporain?”

CS se définit “partisane de la participation des usagers à la production de la ville”. Elle affirme l’importance d’aborder la complexité du réel et de la société contemporaine, et pour cela “les nouvelles technologies sont des outils formidables”. Encore plus importante, elle précise que utiliser ces technologie ne diminuent en rien la porté du métier d’architecte et d’urbaniste et que, au contraire, ce qui affaiblie la profession est justement la fermeture face à ces évolution – on ne peut plus construire la ville “avec des ratios hérités des années 70″.

Son discours demanderait toute une liste d’exemple de démarches déjà présentes qui témoignent de la vitalité croissante de ces domaines, mais l’article de Concetta qui sortira bientôt portera une longue série de références.
Je me limiterais alors à en citer deux que je suis de plus près: il s’agit du projet de cartographie participative meipie du groupe de recherche indépendant IMAGINARIO, qui a récemment présenté une conférence à Hyperurbain2.

D) Est-ce que tu aimes les architectes? : )

Architecte et urbaniste, Concetta Sangrigoli travaille sur la co-production des projets urbains avec les usagers et habitants.
En 2009 fonde Lieu-dit avec Pierre-Edouard Larivière paysagiste, convaincue de la nécessité d’une collaboration étroite entre les métiers d’urbaniste et paysagiste. A l’intérieur de l’agence elle anime une veille technologique sur les nouveaux medias comme outils d’appropriation de l’espace physique. De la géo-localisation aux objets communicants, l’innovation technologique renouvelle lesparadigmes urbains. Institutions, entreprises et associations d’habitants utilisent de plus en plus téléphones portables et autres medias comme supports d’interaction dans l’espace public.
En collaborant avec les professionnels et les acteurs de ces médias, l’agence propose
des solutions spatiales porteuses d’un lien social consolidé.

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